Qui suis-je ?

Ma petite histoire...

Enchanté ! Moi, c’est Etienne Gigand. Appelez-moi Etienne. 🙂 Si vous voulez un résumé de mon cursus de formateur, vous pouvez sauter le blabla et aller droit au but, en bas de la page ! Mais vous allez rater une histoire passionnante. Je préviens seulement.

La voici. Je viens d’un petit village d’Ile-de-France. Je me suis installé dans la Loire en 2017, attiré par ses collines, ses habitants, et… une habitante en particulier.

J’ai grandi dans un petit village rural à l’ombre de la capitale, et j’ai rejoint Paris pour mes études. Cinq années pour devenir ingénieur en Sciences de la Terre (Génie Civil, bâtiment, pétrole & gaz, environnement…) durant lesquelles mon régime alimentaire était essentiellement composé de formules de maths ; une année de plus pour chercher du boulot. Un boulot loin, loin, au bout du monde…

J’aimais Paris, mais à 22 ans, j’avais besoin de me racler contre la différence. Et ce que j’ai trouvé de mieux pour ça, c’est l’Inde. Une espèce de gigantesque énigme en forme de pays. Un What the f*** monumental. J’y suis resté deux ans. D’abord, j’ai bossé pour une ONG : audit de la gestion en eau d’un centre de formation (avec mesure des fuites…………) et construction d’un lombricomposteur géant. Plutôt cool, en tout cas beaucoup plus excitant que les cours magistraux de la fac. Mais quelque chose ne m’allait toujours pas, je ne savais pas encore ce que c’était… C’est alors qu’une école indienne m’a proposé d’enseigner le Français. Comme ça, sans formation ni préparation. J’ai dit oui ! Eh, pourquoi pas ? Alors je suis devenu prof. Pendant un an. J’ai pas vraiment aimé… Le cadre n’y était pas et les gamins (10 à 14 ans) venaient en classe sans but, ni vitalité. Par contre, j’ai adoré le contact avec eux ! Pendant que j’essayais de leur apprendre les pronoms personnels, eux m’apprenaient, dans la cour de récré, leur manière de jouer, d’interagir, de grandir. Si je trouvais un meilleur cadre d’enseignement, peut-être m’épanouirais-je enfin vraiment ?

J’ai testé l’idée : de retour en France, je me suis trouvé un poste de prof de maths/physique dans un lycée pro de banlieue parisienne. Des élèves issus de l’immigration qui, avec le temps et l’aide appuyée des adultes, ont très bien intégré le message impitoyable de leurs piètres résultats scolaires. Autant vous dire que les maths étaient un alibi pour travailler l’estime de soi et la motivation. Moi qui cherchais de l’Humain, j’étais au bon endroit ! En tant que prof, sur la matière la moins prisée de toutes, dans l’académie la plus fuie de toute la France… Il y avait quelque chose à faire là. L’expérience a duré quatre ans, j’ai forgé mes armes, j’ai trébuché sur mes belles idées, j’ai travaillé le juste équilibre entre cadre et proximité ; et surtout, j’ai essayé de faire à ces êtres blessés plus de bien que de mal, dans cette situation inextricable où je devais tenir mon engagement de prof dans le système qui les a mutilés, tout en cherchant à leur donner la nourriture dont ils avaient le plus besoin : la reconnaissance, la confiance, la dignité. C’était comme apprendre (et forcer) à courir quelqu’un qui était affamé et à terre. Mauvaise direction. J’ai eu l’impression de leur tendre une main pour les tirer vers le haut, tout en leur appuyant sur la tête. Au début, je tirais plus fort que j’écrasais, et puis j’ai senti que les forces s’inversaient, comme par usure et fatigue… J’ai stoppé l’expérience. Je n’étais toujours pas épanoui. Encore une histoire de cadre ! Mais alors, pourquoi ne pas créer mon cadre de travail idéal ? Sur le sujet que j’aime, avec mes outils préférés ?

L’idée mûrissait déjà avant de terminer cette expérience de prof. Plus d’un an avant, un ami Belge formateur m’avait fait découvrir l’Ennéagramme. On travaillait tous les deux chaque semaine au développement d’un modèle de réflexion ternaire (c’est à dire « qui fonctionne par trois ») appelé « Trialectique ». J’ouvre ici une parenthèse importante : cet outil, la Trialectique, accompagne mes réflexions et créations mentales depuis l’adolescence. C’est lui qui m’a permis de développer des approches originales de l’Ennéagramme, notamment l’Ennéatoile. C’est un superbe outil de pensée qui permet de distinguer en chaque chose, en chaque concept, les trois ingrédients de base à équilibrer. Par exemple, les ingrédients « économique », « écologique » et « social » du développement sociétal. S’ils sont mal équilibrés, le système grince des dents. Au sein de la personnalité, on retrouve « l’instinct, l’affect, et le mental », correspondant aux cerveaux du ventre, du cœur et de la tête, dont l’équilibre est tout aussi important. L’auteur de la Trialectique se trouve être mon père, Gérard Gigand, alors j’ai eu la chance d’assister à sa genèse au cours mon enfance et de m’y familiariser progressivement. Depuis les années 2000, Gérard a écrit trois ouvrages sur le sujet, et créé la structure Complexitude avec laquelle nous avons animé ensemble des formations. Tout ça a été pour moi une riche expérience, et mon point de départ dans l’Ennéagramme. J’en reviens à la trame de mon histoire…

Un ami Belge, disais-je, avec qui je développais des applications de la Trialectique, m’a présenté l’Ennéagramme. Et cette découverte, je crois qu’on peut la qualifier de coup de foudre. Sur le plan personnel, l’Ennéagramme a éclairé en moi des problématiques anciennes et confuses, me permettant de faire un bon en avant dans mon évolution personnelle. Et sur le plan de la recherche, cet outil m’est apparu comme une formidable application concrète de la méthode Trialectique (qui souffrait alors d’un manque de concret). Ce serait long d’expliquer ici ce lien, mais on peut remarquer simplement que l’Ennéagramme est un système de neuf éléments, organisés en trois fois trois… Du petit lait pour le trialecticien que je suis ! Ainsi, avec cet ami Belge, nous avons plongé ensemble dans l’Ennéagramme pendant une année, lui en tant que spécialiste de l’Ennéagramme et moi de la Trialectique. Je suis donc rentré dans le sujet avec un regard extérieur, et j’ai senti dès le départ ce que je souhaitais développer dans l’Ennéagramme, ou faire évoluer du consensus international. A l’issue de cette collaboration, j’ai souhaité expérimenter l’outil avec des Humains, ce qui est important ! J’ai suivi 5 modules de formation à Paris, que j’ai trouvés assez pauvres conceptuellement mais riches en rencontre et en témoignage (groupes de 40 à 80 personnes). C’était ma dernière année de prof : je me voyais déjà formateur Ennéagramme. J’avais glané des idées chez mes amis Belges, et j’avais développé ma propre approche qui me permettrais de proposer autre chose que le cursus classique du CEE à Paris, repris par de nombreux formateurs.

Et je me suis lancé ! Quelques formations-test d’abord, avec des amis, quelques vidéos pédagogiques sur Youtube, la création d’une identité visuelle sur Internet et en ville… Pour la première fois, je me sentais pleinement épanoui dans mon travail. J’ai compris alors ce qui manquait à mon expérience en tant qu’ingénieur : ce que je veux le plus étudier, expérimenter, inventer, c’est le fonctionnement intérieur de l’Être Humain. Qu’est-ce que c’est qu’être humain ? Ce sujet, c’est de l’ingénierie ! Mais je ne connais pas encore d’école qui propose un cursus là-dessus. Aujourd’hui, je me sens ingénieur de l’Humanité. Mon premier terrain d’expérience, c’est moi-même. C’est un laboratoire qu’on a toujours avec soi ! Et je me suis enfin créé le cadre extérieur que j’aime : des petits groupes de personnes, motivées, à qui je transmets le meilleur fruit de mes travaux et qui me nourrissent en retour d’un témoignage ; et puis le coaching, dans lequel je trouve de plus en plus de sens. « Travailler » devient synonyme de « vivre ». Je souhaite à tout le monde de trouver sa Voie Royale !

Et vous, qui êtes-vous ?
 

Mon cursus de formateur Ennéagramme, en résumé

Par ordre chronologique :
– Formation individuelle, en séances hebdomadaires pendant 1 an, par Etienne Bocquet, professeur à l’Université Catholique de Louvain (Belgique) et formateur Ennéagramme
– Recherche personnelle, lecture intensive d’ouvrages sur l’Ennéagramme, construction d’une approche originale
– Formation collective, sur 5 modules de 2 jours, au Centre d’Etudes de l’Ennéagramme (Paris)
– Co-animation d’une initiation à l’Ennéagramme donnée en Belgique par Fabienne Descamps
– Co-animation d’une initiation à l’Ennéagramme donnée en Belgique par Jacques Prémont, co-fondateur du Halin Prémont Enneagram Institute

L’Ennéagramme n’a pas d’auteur, il n’existe pas de diplôme officiel et universel, chaque formateur fait son chemin, avec sa conscience, sa volonté et son éthique. Si vous souhaitez vous faire une idée de la valeur de mon travail et connaître mon éthique, je vous propose de lire ce site web, regarder les vidéos, essayer les ressources. Et surtout, sentir si ça vous correspond, écouter votre intuition !

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