La Trialectique

Voici une description succincte d’un modèle-outil (et d’une méthode associée) que j’ai participé à développer et qui constitue un référentiel très important pour mes recherches.

Le modèle dit « trialectique » a été fondé par Gérard Gigand dans les années 2000, par la réunion et la mise en système dynamique de trois concepts fondamentaux : l’incomplétude, l’autoréférence et l’indétermination. G. Gigand a nommé ces trois concepts « invariants » parce qu’il les reconnait en tout phénomène, quelque soit le contexte. Il les définit comme « trois formes de la Limite » s’appliquant aux phénomènes.

perception-01

La méthode conçue par G. Gigand pour l’utilisation de ce modèle consiste à explorer un sujet, un thème, en le considérant comme système de trois éléments en mouvement interactif. Ces éléments sont trouvés par application, ou transposition des invariants au thème initial, comme dans l’exemple suivant sur le thème de la perception.

perception-02

Les trois concepts ainsi trouvés sont ensuite croisés, c’est à dire considérés deux à deux, chaque paire formant un antagonisme. L’étape suivante consiste à trouver un terme qui englobe et transcende cet antagonisme. Ce terme est appelé « tiers incluant ». Dans l’exemple précédent de la perception, les trois tiers incluants trouvés sont « contextualisation, expérimentation et ordonnancement ».

perception-03

Le système complexe ainsi formé par l’exploration ternaire du thème a pour vocation d’être un repère de réflexion ou un guide à l’action de terrain. Une sorte de cartographie de la problématique en jeu, qui aide à sortir de la confusion en mettant en relief quelques éléments essentiels, tout en respectant la complexité de la réalité.

Un groupe de recherche s’est formé autour du développement de ce modèle, qui réunit des chercheurs de France et de Belgique. Ce groupe s’appelle Complexitude. Il donne, à la demande, des formations à la trialectique.